Monsieur,

J’accuse réception de votre courriel du 23 mars 2008  par lequel vous
avez souhaité attirer mon attention sur la difficulté à connaître (et
donc à respecter) les vitesses limites autorisées sur les sections
d’autoroutes urbaines. Pour y remédier, vous suggérez  la mise en œuvre
d’un marquage au sol de couleur, différencié selon les limitations de
vitesse prescrites.

Force est de reconnaître qu’une signalisation horizontale différenciée
serait perçue par tous les usagers en toutes circonstances. Cependant,
il est utile de signaler que le marquage au sol de couleur est peu
lisible de nuit ou par temps de pluie.

Par ailleurs, en terme d’usure (déterminée au nombre de passages de
roues) il est techniquement établi que la peinture blanche est plus
durable dans le temps.

Enfin, avant toute utilisation, les peintures routières autres que le
blanc (marquage traditionnel), le jaune (signalisation temporaire), le
rouge (damier pour voie de détresse) et le bleu (marques de
stationnement ) nécessiterait d’être homologuées. Une  modification du
code de la route serait également nécessaire pour définir les conditions
de mise en œuvre.

Toutefois, la réglementation actuelle n’interdit pas de rappeler, par
marquage au sol, par exemple le nombre équivalent  à la vitesse  limite
autorisée.

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération distinguée.


Le chef du SSRT,

Patrick Ferreira

Commentaire de François Aubert :

Vive l'administration ! On ne risque pas de faire avancer les choses en France avec une telle administration bureaucrate.

Quant à la visibilité de la couleur la nuit, il faut savoir que la peinture peut être recouverte de poudre de coquilles d'huitres qui donne un effe catadioptre reflettant la lumière blanche des phares et que la couleur n'a donc aucune importance. Voir la qualité visuelle des panneaux sur fond vert ou bleu.